Moins c’est mieux : un exemple concret (et assez étonnant)


Je sors d’un Rendez -Vous avec un client, un Lycée d’environ 2 000 élèves. Ce qui est assez étonnant, c’est que ce Lycée possède déja un (beau) site Web, qui plus est : motorisé avec Drupal. Tout ce petit monde tourne sans aucun problème depuis un an maintenant, et malgré tout… le directeur  veut refondre le site.

Le problème réside ici dans une bien curieuse contradiction : la puissance de Drupal. On peut effectivement tout faire avec cet engin, et même un peu trop, puisque notre Directeur d’école -dont le métier est donc “directeur d’école” et non “Webmaster“- a quelque peu  cabossé quelques paramètres. Bon, rien de grave, mais -par exemple- certains liens pointent dans le vide. Le calendrier de Drupal, riche en fonctionnalités, se révèle à l’usage fastidieux et compliqué à renseigner pour notre client, du coup : il a laissé tomber pour l’année 2009. La gestion des photos est aussi trop complexe et il regrette de ne pas pouvoir enrichir la page d’accueil avec une rubrique du type “la photo du jour“… quant à l’interface d’admin, disons le carrément, elle lui donne des boutons : trop de paramètres, trop complexe. Ce qui est amusant, c’est que le modèle de site duquel il voudrait se rapprocher est le (modeste) site d’un petit village de l’Isère, bien loin du monde des CMS, avec un back Office fait maison par un de ses amis.

La situation revient, en quelque sorte, à préferer une Smart à un Volskwagen Touareg… et effectivement, quand on y songe bien :  avec le Touareg, en ville, on est franchement bien embarrassé (poids, empatement, difficulté d’évaluer les obstacles, boite 6 vitesses…), alors que la petite Smart, elle, se conduit facilement et remplit tout simplement la mission qu’on attend d’elle.

Drupal (et nombre de CMS) sont de beaux 4x4, mais il faut bien garder en tête que tout le monde n’est pas Ari Vatanen.


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